Santé de la femme après 45 ans : au programme des échanges des Groupes Qualité

Santé de la femme après 45 ans

Du fait de la transition ménopausique et l’émergence de pathologies chroniques, la prévention chez la femme de plus de 45 ans constitue un enjeu majeur de santé publique. En février 2026, les médecins généralistes des Groupes Qualité bretons se réunissent pour échanger leurs pratiques en la matière.  

Pourquoi est-ce un enjeu majeur pour le médecin généraliste ?

Le médecin généraliste est souvent le premier interlocuteur des femmes dans cette tranche d’âge. L’enjeu est de ne plus considérer la femme comme une simple « version féminine de l’homme » mais de penser autrement et d’admettre que l’on s’adresse à deux populations différentes, aves des risques différents, des préventions différentes et des interventions thérapeutiques différentes.

Le dossier documentaire accompagnant ces échanges de pratiques revient sur les principaux risque de cette population :

  • La prévention cardiovasculaire : Avec 200 décès par jour en France, les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité chez la femme. La ménopause agit comme un accélérateur de risque qu’il est possible de dépister via les outils usuels d’évaluation : SCORE 2 et SCORE 2-OP après 70 ans.
  • Le dépistage des cancers qui doit être adaptés à l’âge et au risque de la patiente et comprend notamment 3 dépistages organisés pour les cancers du sein, du col utérin et du colon.
  • La prévention de l’ostéoporose : l’ostéoporose post-ménopausique touche environ 20% des femmes de plus de 50 ans et 30% des femmes de plus de 65 ans. Le rôle du médecin généraliste est d’identifier les facteurs de risque (poids, antécédents, tabac) pour prescrire l’ostéodensitométrie (DXA) au moment opportun.

Le dossier revient également sur le Traitement Hormonal de la Ménopause (THM).

Le rôle du médecin généraliste : coordonner et individualiser

La consultation annuelle de prévention est le socle de cette prise en charge. Elle permet non seulement une évaluation clinique et biologique, mais aussi une analyse des déterminants sociaux de santé (comme le manque d’accès aux soins ou le déficit éducatif) qui sont des freins majeurs à la réalisation des examens de dépistage.

Crédits : illustration par Freepick

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