Prescription de l’activité physique adaptée : thèse sur l’impact de la participation des médecins à un Groupe Qualité

En avril 2019, les Groupes Qualité (GQ) bretons se sont réunis autour du thème régional portant sur la prescription d’activité physique adaptée (APA). Son étude a servi de base à la production d’un travail de thèse par Emilie CARIMALO, afin d’étudier l’impact de cette séance sur la pratique des médecins participants. L’objectif principal était d’améliorer la prescription d’APA. 

Cette étude s’est déclinée autour de plusieurs objectifs opérationnels :

  • Evaluer la proportion de médecins ayant déjà rédigé une prescription d’APA, avant/après,
  • Quantifier le nombre de prescriptions d’APA rédigées, avant/après,
  • Etudier les freins à la prescription d’APA et leur évolution avant/après,
  • Identifier les apports des GQ quant à la prescription de l’APA.

Au total, 181 médecins ont été inclus dans l’analyse avant/après, qui s’est déroulée sur les six mois consécutifs à la réunion des GQ en avril 2019.

Parmi les résultats de cette étude, on peut signaler que la proportion de médecins déclarant avoir déjà rédigé une prescription d’APA a augmenté de manière statistiquement significative, passant de 36 médecins à 84 médecins, suite à l’étude du thème au sein des Groupes Qualité. 

Soulignons que des médecins ont déclaré que certains de leurs patients ne souhaitaient pas de prescription d’APA en raison du non remboursement par l’Assurance Maladie.

A propos des professionnels aptes à dispenser des séances d’APA, l’analyse comparative avant / après révèle aussi une augmentation de la proportion de médecins considérant les professions suivantes comme aptes à dispenser des séances d’APA :

  • Kinésithérapeutes, passant de 69,6% à 79,6% 
  • Professeurs d’APA, passant de 74,6% à 83,4% 
  • Educateurs sportifs, passant de 68% à 76,2% 
  • Psychomotriciens, passant de 30,9% à 38,7% 
  • Ergothérapeutes, passant de 26,5% à 34,3%. 

En conclusion, cette étude a permis de constater une augmentation significative du nombre de médecins généralistes ayant déjà rédigé une prescription d’APA à six mois de leur participation à un GQ sur le sujet. 

Mais la prescription d’APA est un dispositif en cours de développement, peu connu des médecins généralistes comme des patients, et sortant du cadre classique des thérapies médicamenteuses. De nombreux obstacles à la prescription d’APA ont donc été identifiés, en particulier la méconnaissance de l’offre existante et ces difficultés d’accès. L’absence de remboursement par l’Assurance Maladie, le manque de temps en consultation, le manque de formation à la prescription et le manque de motivation des patients se sont également révélés être comme étant des freins importants.

Pour autant, l’étude met en lumière l’impact établi des GQ en matière de sensibilisation à la prescription d’APA, avec 88 % des participants qui se sont prononcés en ce sens. 

Cette thèse a été soutenue par Emilie Carimalo le 9 avril 2020. 

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