Aujourd’hui, les médecins généralistes, ont à disposition des nouveaux examens de biologie :
- nouveaux marqueurs promus pour évaluer le risque cardiovasculaire ou hépatique (tels que la lipoprotéine(a), l’ApoB ou le score FIB-4)
- d’examens proposés directement aux patients sans ordonnance (tests allergologiques, insulinémie et HOMA-IR)
- outils d’aide à la décision face aux infections respiratoires comme la CRP capillaire
Or, les données scientifiques rappellent qu’ils n’ont pas nécessairement une utilité clinique. Au contraire, ces examens peuvent parfois mener à des surdiagnostics, des faux positifs et des explorations complémentaires non justifiées.
Aussi, les séances des Groupes Qualité de novembre, invitent les médecins généralistes à s’interroger sur la pertinence de ces nouveaux examens de biologie : le résultat va-t-il réellement modifier la prise en charge thérapeutique ou améliorer la santé du patient ?
Dans ce contexte, les échanges entre pairs et l’analyse collective des pratiques constituent un levier pour prendre le recul nécessaire face aux innovations et intégrer avec discernement les données probantes. Ces temps de partage permettent aux professionnels de confronter leurs situations concrètes du cabinet — qu’il s’agisse de gérer un résultat inattendu apporté par un patient ou de poser une indication raisonnée —, tout en réévaluant des habitudes anciennes. En débattant ensemble des seuils décisionnels, des limites méthodologiques et de la balance bénéfices-risques des prescriptions, les généralistes renforcent leur pratique clinique, fondée sur l’évaluation pré-test et une décision médicale réellement partagée avec le patient.
Pour aller plus loin :
Crédit visuel : Illustration vecteur par Magnific


